L'écosystème d'une piscine biologique
Le développement d'un véritable écosystème "faune et flore" favorise la qualité et l'équilibre de l'eau basés sur la technique de lagunage. Le biotope est constituée essentiellement de plantes aquatiques macrophytes épuratrices (joncs, phragmites, iris...), mais aussi décoratives (papyrus, nénuphars, menthes, lotus...).
L'eau circule lentement entre les trois zones de la
piscine biologique naturelle grâce à une petite pompe puis par gravité.
La zone végétalisée fonctionne su le principe du marais filtrant et du lagunage naturel. Elle est appelée également "bassin de régénération" Les plantes et leurs organismes symbiotes se chargent du nettyoage des polluants minéraux ou biologiques qui peuvent se trouver dans l'eau.
Le concept de la
piscine biologique naturelle fait généralement appel à une approche échopaysagère nouvelle, le bassin ayant à prendre en compte l'environnement local (les plantes et organismes devant être adaptés à l'altitude, le ph naturel de l'eau, la température hivernale, l'ensoleillement, etc...).
La
piscine biologique naturelle ne nécessite aucune substance chimique (pas de chlore en particulier), ce qui permet la coexistence d'organismes utiles tels que grenouilles, libellules et petits poissons comme le hotu ou le goujon (très sensible à la pollution) qui pourront vivre dans le volume d'eau, y consommer les algues vertes et les éventuelles larves de moustiques.
Si la surface de votre
piscine biologique naturelle est assez grande, il n'est pas rare de voir des canards, cygnes ou oies fréquentés votre bassin, les UV solaires et l'oxygène natif produit par les phytoplanctons et certaines plaintes aquatiques immergées contribuent à désinfecter l'eau et le biofilm qui s'y forme en permanence.
Certains professionnels conseillent le cas échéant (par exemple si l'eau parait "sale" ou que le bassin est très fréquenté) de compléter la désinfection naturelle avec un réaction UV-C qui va désinfecter l'eau et la débarraser des algues, virus et champignons mais d'autres considérent que les UV solaires suffisent et que c'est l'équilibre biologique du biotope qui assure la propreté de l'eau. Les UV dégradent aussi les "bonnes" bactéries.